
🌍 CUISINES DU MONDE
🧭 Mes voyages, ma cuisine
Voyager a façonné ma manière de cuisiner autant que ma manière de regarder le monde. Mon premier grand départ fut le Sénégal : un pays qui m’a appris la chaleur humaine, les marchés vibrants, les plats partagés avec les doigts, la puissance des épices et des gestes transmis. C’est là que j’ai compris que la cuisine pouvait être un langage universel, un pont entre les cultures.
Puis il y eut Essaouira, au Maroc, pendant le festival de musique. Les ruelles blanches, les embruns, les rythmes gnaoua, les étals d’épices… J’y ai retrouvé quelque chose de mes racines pieds‑noires, un parfum d’enfance transmis par mon père, une mémoire diffuse qui s’est réveillée au détour d’un tajine ou d’un verre de thé brûlant.
L’Afrique du Sud m’a ramenée à mes lectures d’enfant : les paysages immenses, les braais partagés sous les étoiles, la sensation d’être minuscule dans un monde grandiose. Le Chili, lui, m’a offert le vertige des grands espaces, la rudesse des terres australes, la simplicité terrienne d’une cuisine qui s’adapte à la nature.
Le Vietnam fut un voyage du cœur. J’y suis allée sur les traces d’un grand‑père qui a vécu la guerre d’Indochine, cherchant à comprendre ce que ses silences voulaient dire. J’y ai découvert une cuisine d’équilibre, de douceur, de parfums subtils, une cuisine qui soigne autant qu’elle nourrit.
En Thaïlande, j’ai aimé la joie pure de la street‑food : un wok qui crépite, un bol de nouilles brûlant, un curry préparé en trois gestes, un sourire échangé. Bali m’a enveloppée de douceur, de fleurs et de riziers en terrasses. Le Sri Lanka m’a offert ses épices éclatantes, ses currys profonds, ses marchés colorés. Et l’Inde… l’Inde m’a bouleversée. J’ai pleuré devant le Taj Mahal, submergée par la beauté, par l’histoire, par l’humanité de ce lieu. J’y ai aimé les épices, les couleurs, les mains qui pétrissent, les plats qui racontent des siècles de traditions.
Les Antilles, entre Guadeloupe et République dominicaine, m’ont offert la chaleur moite, les marchés colorés, les parfums de rhum, de vanille, de coco, de fruits mûrs. Une cuisine solaire, simple, joyeuse.
Le Costa Rica, lui, m’a appris la simplicité : une cuisine humble, terrienne, profondément liée à la nature.
Je ne suis jamais allée en Amérique du Nord, mais j’ai une affection particulière pour Thanksgiving. Cette fête me touche : une table qui rassemble, une cuisine généreuse, une célébration de la gratitude. C’est devenu pour moi un rituel gourmand, une manière de voyager sans partir.
Plus près de nous, l’Espagne et la Belgique ont nourri d’autres souvenirs : tapas partagées tard le soir, gaufres brûlantes dans le froid, marchés animés, convivialité simple et joyeuse.
Tous ces voyages ont laissé des traces dans ma cuisine. Ils ont façonné mes recettes, mes gestes, mes choix d’épices, ma manière de raconter les plats. La cuisine du monde, pour moi, n’est pas une collection d’exotisme : c’est un tissage de souvenirs, de racines, de rencontres et d’émotions. C’est une manière de faire entrer l’ailleurs dans ma maison du Gers, de relier les saisons de mon jardin aux parfums du monde.
📘 Ma vision de la cuisine du monde
La cuisine du monde n’est pas une imitation stricte. C’est un hommage, une compréhension, une transmission.
Ma démarche :
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respecter l’esprit d’origine
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expliquer les ingrédients et leurs alternatives
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transmettre les gestes essentiels
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adapter sans dénaturer
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relier mes voyages à mes recettes
Ce que vous trouverez ici :
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des recettes authentiques ou inspirées
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des techniques venues d’ailleurs
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des ingrédients emblématiques
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des histoires personnelles
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des voyages culinaires accessibles
🥘 Europe — Voyages proches, saveurs familières
L’Europe, ce sont les escapades spontanées, les marchés, les tapas espagnoles, les gaufres belges, les plats simples et joyeux.








































































