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Tout les conseils pour une volaille bien élevée

Le poulet rôti du dimanche était un plat de fête lorsque j'étais enfant : doré, dodu, juteux... sa peau croustillante, sa chair fondante en faisaient vraiment un moment de plaisir lorsque maman déposait le plat sur la table.


Au moment des fêtes de fin d'année, c'est souvent une volaille qui trône fièrement sur la table du réveillon. Il vaut mieux donc, que cette volaille soit de qualité, et bien élevée non ? Si vous n'avez pas les moyens ou si vous n'êtes pas assez nombreux, un bon poulet fermier peut tout à fait remplacer avantageusement une dinde insipide... pensez-y au moment de vos achats !



Ce poulet qui arrivait sur nos tables était produit localement, avait le temps de courir dans les prés avant d'être abattu après un temps d'élevage suffisamment long pour obtenir une chair ferme et savoureuse.


Puis sont arrivés les poulets industriels, dits "poulets de batterie", avec une logique d'élevage à grand rendement. Les poulets sont devenus plus petits, mous, avec une chair pâteuse au goût des farines de poisson qu'ils ingéraient... Il suffisait d'éternuer pour que le poulet soit entièrement désossé ! Alors qu'un bon poulet fermier nécessitait un bon couteau pour être découpé, le poulet de batterie se défaisait tout seul après cuisson...


Le poulet industriel répond à une logique de rentabilité : la volaille doit grossir rapidement et pouvoir être vendu très vite. C'est pourquoi ils sont nourris de farines animales, de graisses et sont abattus au bout de 40 jours. Ces volatiles ne voient pas la lumière du jour et sont entassés dans des hangars sans pouvoir se bouger les ailes. Aucune qualité dans ces poulets, à éviter à tout jamais !


Heureusement, de nos jours, si l'on côtoie encore les poulets mal élevés que l'on retrouve à des prix ridiculement bas en supermarché, certains éleveurs se sont engagés dans une démarche qualité et produisent des volailles dignes de ce nom.


Plusieurs niveaux de qualité promettent des volailles bien élevées : le terme de poulet fermier est une première garantie de qualité. Ce terme est réservé aux volailles élevées en plein air :

  1. Le label Rouge : Ce poulet est élevé entre 80 et 90 jours, n'ingère pas d'antibiotique, vit au grand air, ce qui garantit un poulet plus gros, à la chair plus ferme. C'est le Ministère de l'Agriculture qui octroie ce label et certifie ainsi des règles strictes d'élevage.

  2. Le poulet bio : cette volaille est choyée et est élevée au grand air. Elle n'est abattue qu'aux alentours de 110 jours d'élevage, se nourrit de céréales bio et n'ingère aucun antibiotique. C'est la Rolls des volailles. Elle peut se compléter d'une AOC ou d'une AOP comme les volailles de Bresse par exemple.

  3. Non labelisé, non répertorié, mais excellent et rare, le poulet fermier non industriel, provenant d'une exploitation familiale : ces poulets courent toute la journée, sont nourris de céréales produits sur l'exploitation. Ces volailles sont fermes, ont une chair savoureuse et font bon poids. Ce sont mes préférés. Si vous avez la chance de connaître un producteur, alors foncez !