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Pistou d'orties du jardin

Bien que je sois Grand-mère, et que l'adage "il ne faut pas pousser Mémé dans les orties" fasse partie de ma culture, j'avoue que je suis tombée dedans depuis que j'ai découvert les bienfaits de cette plante mal-aimée !


L'ortie est une bombe de nutriments : reminéralisante, riche en oligo- éléments, en vitamines du groupe A, B et C, elle est nourrissante, antibactérienne, antivirale... Nos aïeux le savaient bien et l'utilisaient à toutes les sauces : le jardinier malin en met quelques feuilles découpées dans le trou de ses plantations de tomates, la fermière en donne à ses poules à la sortie de l'hiver pour avoir de beaux œufs et prévenir de l'anémie, la coquette soigne ses cheveux avec des shampoings et des lotions à l'ortie, et la cuisinière la prépare de multiples manières !


L'ortie est reconnue pour ses propriétés diurétiques, elle détoxifie l'organisme et prévient les calculs rénaux.


Aujourd'hui, c'est la cuisinière qui parle, et en ce début de printemps, je suis partie à la cueillette des feuilles d'orties qui commencent à pousser dans le jardin. Alors évidemment, la plante est très urticante, et il vaut mieux prendre des gants avec elle !

Vous ne cueillerez que les bouquets terminaux de la sauvageonne pour n'avoir que les feuilles bien tendres, bien vertes, bien riches en vitamines. De même, vous privilégierez les endroits éloignés de la pollution et des pesticides.


Le meilleur moment pour la cueillette est en mars-avril, quand les feuilles sont encore tendres. Plus tard, la feuille s'épaissit et devient moins intéressante. Les orties peuvent être utilisées crues, comme dans ce pistou ou en smoothy, ou cuites : soupe, garniture d'omelette, vous les utiliserez comme les épinards. Le goût est un peu fort, mais vous l'atténuerez avec un peu de crème. Je les cueille au moment pour mes recettes, ou en fait sécher pour mes infusions, un peu comme le tilleul : j'en ajoute quelques feuilles dans mon thé, pour rebooster mon organisme à la fin de l'hiver.


Pour la recette du jour, j'ai opté pour un pistou d'orties, que j'utilise pour napper mes toasts apéritifs, que je glisse dans des tartes ou dans un plat de pâtes à la manière du basilic en été.

Le pistou, à la différence du pesto italien, peut se passer de fromage et de pignons de pin. J'ai choisi de recycler un restant de poudre d'amande pour réaliser le mien.


Je trouve que le petit goût herbacé, végétal, se marie bien avec les légumes comme l'avocat, les fèves, le céleri branche.

Quand au côté urticant, aucun risque : une fois écrasées, les orties ne piquent plus ...

 

1 - Ingrédients :

  • 1 saladier de pousses d'orties

  • 3 gousses d'ail

  • 40 g de poudre d'amande

  • 30 cl d'huile d'olive

  • sel et poivre



 

2 - Préparation :


Une fois votre cueillette réalisée, mettez vos feuilles d'orties dans une bassine remplie d'eau vinaigrée, puis brassez longuement pour bien nettoyer votre récolte. Rincez ensuite plusieurs fois à l'eau claire.


Dans le bol du blender, versez un peu d'huile d'olive, puis ajoutez les feuilles d'orties séchées. Ajoutez les gousses d'ail pelées et la poudre d'amande. Commencez à mixez progressivement, et ajoutez le restant de l'huile pour ajuster la texture selon votre goût. Salez et poivrez.



Versez le pistou dans des pots en verre, recouvrez d'huile : au contact de l'air l'ortie s'oxyde une fois écrasée et devient noire, pour un pistou à la couleur peu engageante. En mettant un filet d'huile vous isolez le pistou, de l'air.




Envie de tester la cuisine sauvage ? C'est une excellente idée, vous serez surpris de tout ce que l'on peut préparer avec ce qu'offre la nature... Faites le, mais avec précaution !

Les plantes ne sont pas anodines, et il vaut mieux ne pas se tromper dans sa cueillette ! La gentille carotte sauvage peut très facilement se confondre avec la redoutable ciguë !


Mieux vaut ne cueillir que ce que vous connaissez à 200% et renoncer si vous avez le moindre doute ...

De même, on se renseigne sur les effets des plantes, et on fait particulièrement attention si on suit un traitement médical, car les plantes peuvent interagir avec...


 

3 - Restons en contact !



La gourmandise n'est pas un défaut,


c'est un art de vivre !







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